S.H.S.D.S.

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Bulletin de la Société de Statistique, première série 1836. Première page
Bulletin de la Société de Statistique, première série 1836. Première page
S.H.S.D.S. Bulletin Troisième série, T. X – 2005 illutration de couverture : Théophile Léaud, 11 mars 1827 - 7 mai 1906. Premier président de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres dans sa tenue officielle d’avoué. (Tableau anonyme conservé dans la famille.)
S.H.S.D.S. Bulletin Troisième série, T. X – 2005 illutration de couverture : Théophile Léaud, 11 mars 1827 - 7 mai 1906. Premier président de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres dans sa tenue officielle d’avoué. (Tableau anonyme conservé dans la famille.)
Septembre 2015 : Inauguration du nouveau siège de la société. (Cliché Laurent Forestier)
Septembre 2015 : Inauguration du nouveau siège de la société. (Cliché Laurent Forestier)
Ancienne carte de membre résident de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres
Ancienne carte de membre résident de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres
C'est dans l'étude des armes de Niort de Léo Desaivre plubiée dans les mémoires de la société de Statistique des Deux-Sèvres en 1888 que l'on trouve la reproduction et la description de ces armes. Elles sont le frontispice du Thrésor d'Augier de la Terraudière plublié en 1675 : "Thrésor des titres justificatifs, des privilèges et immunités, droits et revenus de la ville de Niort. Ensemble de la liste de ceux qui ont été maires de ladite ville ; et celle des maires, échevins et pairs d'à présent. Le tout recherché et imprimé par les soins de maître Christophe Augier, sieur de la Terraudière, avocat en la cour, à présent maire, capitaine, et l'un des échevins de ladite ville de Niort. A Niort par Anthoine Faultre, Imprimeur et marchant libraire. 1675. Avec permission.
Les rayonnages conservant les bulletins et mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres depuis 1904 mais aussi les bulletins de la Société de Statistique des Deux-Sèvres depuis 1836. (Cliché Laurent Forestier)
Les rayonnages conservant les bulletins et mémoires de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres depuis 1904 mais aussi les bulletins de la Société de Statistique des Deux-Sèvres depuis 1836. (Cliché Laurent Forestier)
Tableau conservé au siege de la société. Le Docteur Louis Merle (1890 - 1973).
Tableau conservé au siege de la société. Le Docteur Louis Merle (1890 - 1973). En la personne du docteur Merle la société historique et scientifique des Deux-Sèvres à perdu, le 8 octobre 1973, non seulement le plus prestigieux de ses présidents, mais aussi celui de ses membres qui l'avait, depuis près d'un demi siècle, si profondément marquée de sa forte empreinte qu'il paraissait depuis longtemps, aux yeux de beaucoup, s'identifier littéralement à elle.
2013 : La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci...
2013 : La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci...
Page de couverture du Règlement de l'Athénée de Niort Département des Deux-Sèvres . l'Athénée est la société savante qui a précédée la société de Statistique des Deux-Sèvres, cette dernière ayant elle même précédée la S.H.S.D.S.

Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres
la promotion de l'histoire et du patrimoine

  • NaissanceLa naissance de la Société de Statistique racontée par Hélène Brethé
  • SatutsStatuts constitutifs de la Société Historiques et Scientifique des Deux-Sèvres
  • ContactNous contacter
  • VieVie de la Société

La naissance de la Société de Statistique racontée par Hélène Brethé

« Il m’apparaît nécessaire […] d’éclairer un peu les sociétaires sur l’histoire de la société à laquelle ils appartiennent. Pour ce faire il me faudra remonter à une période tragique de notre histoire nationale dont tout découle. La Révolution de 1789.

N’oublions pas le bouillonnement de ce 18ème siècle et l’esprit de liberté dont faisait preuve une partie de l’aristocratie. Les cahiers de doléances circulaient et les mécontentements osaient se manifester avant la période dite révolutionnaire. Le terrain était prêt pour la rébellion ouverte. Hélas elle devait être dramatique.

Du passé l’on ne fait pas table rase et après avoir mis à bas l’économie sur laquelle était basée la vie du pays, c’est à dire la religion d’état et son clergé, il convenait de trouver d’autres règles et de se couler dans d’autres institutions qu’il nous fallait créer. Je ne rappellerai pas les différents régimes, qu’à grande peine nous avons élaborés, mais force est de reconnaître le rôle essentiel joué par Napoléon Premier. L’organisation de la France en départements, à la tête desquels se trouvait placé le Préfet représentant la nation est toujours en place et les règles de droit, toujours en vigueur. C’est ce même Napoléon Premier qui a réussi à pacifier la Vendée et grâce au concordat à redonner la paix à cette région, non sans heurts du reste. Le phénomène de la Petite Eglise survit encore dans la région de Cerizay.

En ce 19ème siècle, les classes éclairées se réunissaient en cercles littéraires ; à Niort, l’AthénéeLe principal objet de l'institution de l'Athénée est d'éxiter l'amour des sciences et des arts, et de propager dans le département l'instruction et les découvertes utiles, puis la Revue Littéraire de l’Ouest paraissaient et attendaient quelque initiative pour s’étoffer. Le départ fut donné par Arcisse de Caumont à la tête de sa société normande. L’arrivée comme ministre de l’Intérieur et plus tard de l’Instruction publique de François Guizot, historien incontesté, donnant des cours au Collège de France devait marquer un nouveau départ pour nos historiens poitevins. En 1834 Guizot grand admirateur de Caumont, fondait le Comité des Travaux Historitiques, lequel perdure actuellement et donnait le départ à toutes les initiatives locales.

En , sous la présidence du préfet des Deux-Sèvres Thiéssé, la Société de Statistique se réunissait pour la première fois. Elle ne disposera pas d’amblée d’un bulletin propre mais publiera ses travaux dans la Revue Littéraire de l’Ouest, seule une mention précisait qui étaient inclus les travaux de la Société de Statistique des Deux-Sèvres.

En la Société de Statistique publiait son premier volume de mémoire. Les travaux, reflet de la formation initiale de ses premiers membres abordaient la botanique, la géologie et l’archéologie et reflétaient la culture de l’époque. Faut-il rappeler qu’alors les déplacements se faisaient à pied ou à cheval et que l’on vivait beaucoup plus près de la nature. Première raison d’être de cette nouvelle société : la constitution d’un musée, aussi un conservateur fut-il immédiatement nommé : Monsieur de Saint-Victor.

Bien des textes au cours du 19ème siècle firent honneur à nos chercheurs. Née un après celle de Poitiers, La Société de Statistique, contribuait comme elle à la sauvegarde des monuments. Une prise de position très vive de la S.A.O. n’avait-elle pas sauvé le baptistère Saint-Jean menacé par un projet d’urbanisme. Pour la première fois nous comptions.

Mais à la fin du siècle une querelle née autour du sujet de la mer à Niort devait déclencher tant de propos excessifs que le préfet finit par dissoudre, de façon encore inexpliquée, la Société de Statistique qu’il présidait. La situation était critique puisque, si la société disparaissait, le musée départemental existait bel et bien, et qu’il fallait le gérer. Nous ignorons comment se sont organisé les membres actifs chargés de le gérer mais la transition a été assurée sans trop de dégâts et ce sont les mêmes membres qui donnèrent le départ à notre actuelle société, officiellement héritière de sa devancière.

Que sont devenus pendant les quelques années d’interruption les biens de la Société de Statistique ? Il est probable que pour beaucoup ils furent confiés aux Archives Départementales et constituent une partie importante du fonds de la société. Restaient une montagne de brochures en déshérence. Nous ne pouvons l’affirmer, mais il est à peu près certain que Maurice Béguin, très actif membre de la S.H.S.D.S., aura fait enregistrer après la dernière guerre, par quelque bonne âme employée des Archives les dites brochures dont mon mari, Emile Brethé, devait poursuivre l’enregistrement.

Que le Bureau soit très attaché à ce riche patrimoine, pour l’instant en dehors du circuit, c’est normal, que lui resterait-il à présenter aux chercheurs ? La solution pratique permettant de faire connaître ces richesses serait de déposer le double du catalogue aux Archives où il pourrait être consulté. Resterait au chercheur à prendre rendez-vous pour lui permettre d’effectuer sa recherche. Nous aurions alors retrouvé, notre raison d’être et serions utiles aux chercheurs.

Règlement de l'Athénée de Niort, Département des Deux-Sèvres, An II

ARTICLE PREMIER

La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres est fondée pour favoriser les recherches archéologiques, scientifiques, littéraires et artistiques, particulièrement dans le territoire de ce département.

ART. 2

Le nombre de ses adhérents est illimité. Ils peuvent être résidants, non résidants, ou correspondants, ces derniers étrangers au département.

ART. 3

Pour faire partie de la société, il faut être présenté par deux membres. L’élection du candidat se fait à la prochaine réunion de la Société, au scrutin secret, après mise à l’ordre du jour dans la lettre de convocation, à la majorité des membres présents et sans discussion préalable.

ART. 4

Les membres de la Société, résidants, ou non résidants, paient une cotisation annuelle de dix francs, exigible au mois de janvier. Ceux admis à une époque quelconque de l’année doivent la cotisation entière. Les correspondants ne sont astreint à aucune cotisation.

ART. 5

La Société se réunit le premier mercredi de chaque mois, dans une des salles du Musée, rue du Musée, à Niort.

ART. 6

Les membres résidants et non résidants seuls ont droit aux publications ainsi qu’à l’usage des collections qui pourrons être formées. Le Conseil d’administration aura la mission d’assurer la conservation de ces collections.

ART.7

Les cotisations, les subventions, les dons et toutes autres ressources de la Société serviront aux frais d’administration, aux publications, aux recherches et études et aux acquisitions tendant au but de la Société. Cette nomenclature est énumérative et non limitative.

ART. 8

La Société est administrée par un conseil composé de neuf membres : un président, deux vice-présidents, un secrétaire, un trésorier, et quatre membres sans attribution spéciale. Ce Conseil est élu pour trois ans. Chacun de ses membres n’est rééligible que pour une nouvelle période triennale dans les mêmes fonctions.

ART. 9

Les membres du Conseil sont élus à la majorité des votes exprimés, au bulletin secret. Le vote sous pli fermé n’est admis que pour les membres non-résidants. Tout résidant devra être présent pour prendre part au scrutin. Les membres correspondants ne participent pas aux élections.

ART. 10

Le Président veille à l’exécution des Règlements. Il a la police des séances. Seul il donne la parole et a le droit de rappeler à l’ordre. En cas d’absence, il est remplacé par un vice-président qui a les mêmes droits.

ART. 11

Le Secrétaire rédige les procès-verbaux des séances, tient la correspondance, fait les convocations et s’occupe, avec le Président, de publier les manuscrits qui auront reçu l’approbation du Conseil. En cas de refus, les manuscrits seront remis aux auteurs.

ART. 12

Le Trésorier tient les comptes, perçoit les cotisations, acquitte les dettes après visa du président. Au commencement de chaque année, il présente à la Société un compte de l’exercice écoulé et propose un budget.

ART. 13

Toutes appréciations ou discussions sur des matières politiques ou religieuses sont interdites.

ART. 14

Sur toute question soumise au vote de l’assemblée, le scrutin secret est de droit sur la proposition de trois membres présents.

ART. 15

En cas de dissolution de la Société, les collections deviendront la propriété des Musées et les livres celle de la Bibliothèque de Niort. Cette dissolution ne pourra être prononcée qu’à la majorité des membres inscrits.

Le règlement ci-dessus ne sera modifiable qu’en Assemblée Générale, après inscription à l’ordre du jour de la séance et à la majorité des membres présents.

S.H.S.D.S Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres

4 rue Jean Macé 79000 Niort
societe.historique79@gmail.com
05 49 09 58 76

Permanence : Troisième mercredi du mois de 15h à 17h.

Les permanences de chaque troisième mercredi de chaque mois (hors juillet et août) au siège de la société de 15 heures à 17 heures sont suivies par la conférence mensuelle à 18 heures à la maison des association 12 rue Joseph Cugnot, 79000 Niort.

Que vous soyez étudiant, chercheur, ou simplement passionné par l’histoire de notre département et par la richesse du patrimoine des différents pays qui le composent, vous pouvez devenir membre de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres (S.H.S.D.S.) et prendre aussi, si vous le souhaitez, une part active dans ses activités.

L’adhésion à la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres comporte le paiement d’une cotisation donnant droit à un abonnement aux bulletins diffusés par la Société au cours de l’année. Le montant de la cotisation est fixé chaque année par le Conseil d’Administration de la Société.

A partir de l’année 2015 : L'adhésion annuelle est de 48 €. Elle comprend 20 € de cotisation (reçu fiscal) 20 € d’abonnement et 8 € de frais de port. Tarif étudiant : 20 euros.

La Grande Guerre et les Deux-Sèvres

Un don exceptionnel au musée d'Agesci

La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.

La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) a fait un don exceptionnel au musée Bernard d’Agesci. Entre autres, six carnets de dessins de Bernard d’Agesci.

« Cette donation est très importante tant par sa qualité, que par rapport aux liens historiques qui ont permis la création du musée », explique Laurence Lamy, conservatrice du musée d’Agesci. Devant elle, six carnets contenant environ 400 dessins réalisés par Bernard d’Agesci lors d’un voyage en Italie vers 1780. Egalement, des planches couleur de Pierre-Théophile Segretain et Trénadey, architectes de la ville au XIXe et des croquis d’Arthur Bouneault, architecte du département.

En fonction depuis un an, Laurence Lamy ne boude pas son plaisir devant ce « cadeau de bienvenue » de la SHSDS (Société historique et scientifique des Deux-Sèvres). Ajoutant, non sans humour : « Ils peuvent me faire un cadeau comme ça tous les ans, s'ils veulent ».

Au-delà de son intérêt artistique et patrimonial, cette donation est aussi un clin d’œil à l’histoire. Elle vient boucler une boucle entamée il y a plus de deux siècles. Les dessins de Bernard d’Agesci reviennent au bercail, dans un musée qui porte aujourd’hui son nom et dont l’artiste a, quelque part, initié la création. La SHSDS (fondée en 1904) qui fait aujourd’hui cette donation est l’héritière de la Société des statistiques, sciences et lettres (créée en 1836) qui avait poursuivit le travail d’inventaire et de conservation du mobilier des maisons royales, religieuses, et des émigrés, « et de tout ce qui pouvait servir aux arts, aux sciences et à l’instruction populaire » commandé à Bernard d’Agesci par la Convention. A ce titre, d’Agesci avait déposé dans les locaux de l’ancien collège des oratoriens une série d’œuvres peintes préfigurant les premières collections des futurs musées niortais, fondés par la Société des statistiques.

Les six carnets de Bernard d’Agesci recèlent des croquis, des études sur la thématique de la mythologie, avec l’iconographie animalière récurrente dans son oeuvre.

Les planches de Pierre-Théophile Segretain et de Trénadey comprennent des projets pour la ville de Niort, qui ont vu le jour ou non. On y trouve un plan masse du nouveau quartier du château, le projet des halles (daté 1820), celui d’une fontaine place Henri IV...

L’important travail de récolement effectué, ces œuvres vont maintenant intégrer le fonds précieux de la bibliothèque du musée et seront consultables uniquement sur demande.

La fabuleuse histoire du retour du lyrone à Niort

La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) : La fabuleuse histoire du retour du lyrone à Niort
Le lyrone est un instrument de la Renaissance très peu joué. Il comporte 15 cordes. (Cliché La Nouvelle République)
La Société historique et scientifique des Deux-Sèvres (SHSDS) : La fabuleuse histoire du retour du lyrone à Niort
Christian Gendron présente au public niortais le lyrone construit par Auguste Tolbeque. (Cliché La Nouvelle République)

Rappelons qu'une des missions, à la création de la Société de Statistique des Deux-Sèvres, était la constitution de collections muséographiques (Beaux-Arts, Histoire Naturelle, Archéologie, Ethnologie). Les musées niortais, par voix de donation, ont donc hérité de l'ensemble de cette collection du XIXème siècle. Il était donc naturel, après avis du conseil d'administration, que la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres participât à l'achat exceptionnel d'un rare instrument de musique (un lyrone réalisé en 1898) fabriqué par le maître luthier Auguste Tolbecque. Nous avons répondu à la demande de la présidente de l'association des Musées par un don conséquent.

La Nouvelle République : 8 mars 2012

Auguste Tolbecque me poursuit ! Loin d'en prendre ombrage, le conservateur en chef du musée Bernard-d'Agesci, Christian Gendron, a noué une relation vraiment particulière avec Auguste Tolbecque, dont les mânes musicaux planent toujours sur le Fort-Foucault, où il vécut de 1875 jusqu'à sa mort en 1919.

Alors qu'il donnait une conférence à Saintes sur le maître luthier violoncelliste, au printemps dernier, Christian Gendron apprend incidemment qu'un expert parisien mettait en vente un lyrone, ou basse de lyre à quinze cordes, datant de 1898. L'instrument reconstitué par Auguste Tolbecque d'après une gravure du XVIIème siècle n'existerait qu'à deux exemplaires. L'un sommeille dans les réserves du musée de la Musique à Paris ; le second était la propriété d'un luthier parisien de la rue de Rome après avoir été acheté en 1922, lors de la dispersion des biens d'Auguste Tolbecque.

Christian Gendron n'hésite pas une seconde : une telle pièce ne réapparaîtra pas de sitôt : « J'ai appelé le vendeur immédiatement, d'autant que l'instrument était déjà convoité par deux musées américains. » Il ajoute : « Notre rôle, c'est aussi de retenir des œuvres d'exception sur le sol national ».

Un financement original :

L'enthousiasme du conservateur remporte l'adhésion de l'expert parisien qui consent même à vendre le lyrone à un prix plus modéré que les propositions formulées outre-Atlantique. Cependant, il s'agit quand même de réunir 37.000 €, alors que le crédit annuel d'acquisition alloué par la communauté d'agglomération de Niort est déjà largement entamé. Ces considérations financières n'arrêtent pas Christian Gendron, trop heureux de pouvoir compléter la plus belle collection d'instruments fabriqués par Auguste Tolbecque réunie en province et visible du public – le musée de la Musique de Paris n'exposant pas son ensemble exceptionnel de 35 pièces. Le conservateur reçoit alors le soutien des Amis du musée de Niort et de sa présidente, Jane Debenest ainsi que celui de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres. Il est aussi lancé une souscription publique : Une première et un succès : 8.535 € sont réunis. Enfin, un mécénat bancaire apporte 8.000 € supplémentaires. La partition pécuniaire est bouclée. Le lyrone peut faire son entrée au musée, avec tous les honneurs dûs à sa rareté.

Hélène Brethé recoit les palmes académiques

Membre honoraire de la S.H.S.D.S., ancienne archiviste et vice-présidente, Hélène Brethé est honorée le 19 mai 2006 en recevant cette distinction bien méritée, des mains de Monsieur Billaud, inspecteur d’Académie, à l’hôtel de Ville de Niort où Monsieur le Maire nous a accueillis.

Hélène Brethé, recrutée par la municipalité de Niort en 1948, est affectée à la mise en fiche du dictionnaire général de la bibliothèque municipale. Elle est à l’origine de l’ouverture des bibliothèques de quartier. Elle assure l’accueil et le conseil de nombreux lycéens et collégiens à une époque où il n'existe pas de Centre de Documentation dans les établissements scolaires. Elle termine directrice de la bibliothèque municipale avant de prendre sa retraite en 1981.

A ce moment-là, elle se consacre à la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres. Si notre société est encore vivante aujourd’hui, c’est grâce à Hélène Brethé qui en a été la cheville ouvrière. Elle l’a fait vivre par sa présence constante et par son immense travail.

Au temps où il n’y a pas d’informatique, elle remplit et tient à jour toutes les fiches des membres de la société. Avec son mari, Emile Brethé, elle répertorie les centaines de livres et documents du 19ème siècle qui constituent notre bibliothèque. Elle fait le classement de milliers de surplus des bulletins de 1848 à 2000.

La partie la plus visible de son travail est la confection des Tables des Matières et de l’Index Général des Bulletins et Mémoires de 1905 à 2000, comprenant 6000 références ! Tout ceci, fait de manière manuscrite au départ, est maintenant accéssible sur ce site et est imprimé en 2008.

Vous comprenez, ainsi, combien nous avons d'admiration et de reconnaissance pour Hélène Brethé. Agissant toujours avec simplicité et discrétion, nous sommes heureux de pouvoir lui rendre hommage en pleine lumière par cette réception des Palmes académiques dont elle a été reconnue digne.

Le centenaire de la S.H.S.D.S.

Le centenaire de la S.H.S.D.S se déroule le 1er Octobre 2005 à l’Hôtel de Ville de Niort, nous sommes très honorés de partager le vin d’honneur avec le Préfet, Monsieur Brot, avec le président de la CAN, Monsieur Mathieu, avec le maire de Niort, Monsieur Baudin et son adjointe, Madame Billy. Nous sommes une cinquantaine d’auditeurs.

Une mémoire du patrimoine culturel des Deux-Sèvres

La Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres a été crée en 1904. Elle est l’héritière de la Société de Statistique, Sciences, Lettres et Arts du département des Deux-Sèvres, fondée à Niort en 1836. Depuis cette époque, elle a eu un rôle déterminant pour la conservation et la diffusion du capital culturel du département des Deux-Sèvres.

Les musées de la ville de Niort lui doivent une partie de leurs collections d’art et d’archéologie, dévolues à la municipalité niortaise en 1943.

Pour ses propres besoins et ceux de ses correspondants, la société conserve dans les locaux de son siège, une partie importante de la documentation produite par ses membres, ainsi qu’une bibliothèque d’ouvrages anciens légués surtout au 19ème siècle. Cette documentation constitue aujourd’hui une base de connaissance sur la région particulièrement riche et consultable sur rendez-vous, avec possibilité d’achat des documents produits par la Société depuis 100 ans, mais aussi par la Société de Statistique entre 1840 et 1892.