S.H.S.D.S.

Références des images

S.H.S.D.S.Bulletin Quatrième série numéro 15 illutration de couverture : Plan général de l'ecluse de la Rousille, extrait du projet de l'ingénieur en chef Mesnager, 1818 (AD79,3 S 20/2)
S.H.S.D.S.Bulletin Quatrième série numéro 15 illutration de couverture : Plan général de l'ecluse de la Rousille, extrait du projet de l'ingénieur en chef Mesnager, 1818 (AD79,3 S 20/2)
Niort, le château des comtes de Poitiers,Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).Dessin à la plume en encre brune, aquarelle. Paris BNF Richelieu Estampes et photographie Rés, Ve-26m-Fol. Destailleur Province, t.8,n.

Niort, le château des comtes de Poitiers,
Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).
Dessin à la plume en encre brune, aquarelle.
Paris BNF Richelieu Estampes et photographie Rés, Ve-26m-Fol. Destailleur Province, t.8,n.

notice de la BNF : Titre : Niort. Vue d'un château fort... : [dessin] / Tavernier D. J. Del. Auteur : Tavernier de Jonquières (17..-17.. ; dessinateur). Dessinateur Date d'édition : 17.. Sujet : Châteaux forts Sujet : Donjons Sujet : Lavandières Sujet : Sèvre niortaise (France ; cours d'eau) Sujet : Niort -- Château – Donjon Type : Paysages -- 18e siècle, image fixe, dessin Format : Dessin à la plume et encre brune, aquarelle ; 17,5 x 24,2 cm Format : image/jpeg Droits : domaine public Identifiant : ark:/12148/btv1b7741772w Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (M) Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40309662c Description : Collectionneur : Destailleur, Hippolyte (1822-1893) Description : Comprend : Niort. Vue d'un château fort... / Tavernier D. J. Del. ; [Sur un papier collé, texte à l'encre portant le "n°6" et la légende] Description : Référence bibliographique : Destailleur Province, t. 8, 1767 Provenance : bnf.fr.

Niort, le château des comtes de Poitiers, Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle). Notice accompagnatrice
Niort, le château des comtes de Poitiers,
Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).
Notice accompagnatrice
S.H.S.D.S. Mémoire 2006 illutration de couverture : Nior en Poitou gravure de C. Chastillon B.M. Poitiers 6155 D.-S.
S.H.S.D.S. Mémoire 2006 illutration de couverture : Nior en Poitou gravure de C. Chastillon B.M. Poitiers 6155 D.-S.
La Sèvre et ses marais, portrait de fleuve. Jean-Pierre Andrault. Patrimoine et Médias, 2015
La Sèvre et ses marais, portrait de fleuve.
Jean-Pierre Andrault
Patrimoine et Médias, 2015
Le vieux Niort par l'image. Paul Galteaux. La Geste : Les livres de notre région, 2015
Le vieux Niort par l'image
Paul Galteaux
La Geste : Les livres de notre région, 2015
vaste composition occupe un mur de la salle du conseil municipal de la ville de Niort. Le peintre Charles Fouqueray y montre Aliénor d'Aquitaine remettant la charte municipale qui confirme, en 1203, les privilèges et usages déjà acquis
Cette vaste composition occupe un mur de la salle du conseil municipal de la ville de Niort. Le peintre Charles Fouqueray y montre Aliénor d'Aquitaine remettant la charte municipale qui confirme, en 1203, les privilèges et usages déjà acquis. Desormais les niortais éliront leurs magistrats. Cette charte de commune, obtenue sous le règne d'un Plantagenêt, roi d'Angleterre, sera confirmée par Philippe Auguste, roi de France. L'artiste a donné aux échevins les traits des conseillers municipaux en exercice en 1901, à l'inauguration du nouvelle hôtel de ville. (Niort la campagne à la ville. Raymond Silar / Daniel Mar. Geste Edition 1998. Page 31)
Sources : Gallica : Titre : Veüe de la Ville et du Chasteau DE THOUARS en Poictou. Duche et Pairrie à 7 lieües de Saumur, Appartenant a Monsieur de La Tremouille 1699 : [dessin] / [Louis Boudan?] Auteurs : Boudan, Louis (16..-17.. ; dessinateur et graveur). Dessinateur. Date d'édition : 1699

Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres
la promotion de l'histoire et du patrimoine

  • Editorial
  • Présentation du dernier bulletin de la sociétéBulletin 2017
  • Presse

La Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres a pour vocation d’approfondir la connaissance et de faire connaître le patrimoine historique et culturel du département au profit des étudiants et des chercheurs, mais aussi de tous ceux, de plus en plus nombreux, qui se passionnent pour l’histoire de notre département et de notre région. Le résultat de ses travaux réalisés depuis sa création en décembre 1904, est un élément essentiel de sa notoriété et de son rayonnement au niveau régional et national.

Chers adhérents,

L'année 2017 s'achève avec la publication des recherches d'un de nos adhérents, Philippe Ridouard, qui nous brosse trois siècles d'histoire d'une famille de Saint-Maixent-l'Ecole, les Chaigneau, qui donna un maire au XVIIIème (Pierre Louis) et un généreux bienfaiteur (Pierre Antoine) au XIXème siècle. Cette édition correspond à la vocation de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres : l'approfondissement de la connaissance et la découverte d'un patrimoine monumental, historique et culturel de notre département. Nous veillons également au contenu des conférences mensuelles et des visites pérégrines qui doivent correspondent à cette charte d'éveil.

Nous représentons également notre association lors d'interventions au sein de conseils de quartier ou en réunion publique pour alerter nos élus sur un patrimoine bâti parfois menacé.

Malgré des ressources financières en baisse, notre association peut proposer l'édition de sujets d'étude pouvant bénéficier de subventions exceptionnelles décidées par les élus et par les représentants du monde associatif.

Nos espoirs et nos objectifs pour l'année 2018 sont de continuer et d'encourager les études à paraître dans le prochain bulletin mais aussi d'inciter de nouveaux adhérents à venir partager des souvenirs, des témoignages, un vécu afin d'entretenir une considération culturelle.

Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour l'année 2018 et j'espère voir toujours plus nombreux à nos différentes réunions.

Daniel Courant, président

Mémoire de la S.H.S.D.S. 2017

Philippe Ridouard
La saga des Chaigneau 1563-1914. Etudes Saint-Maixentaises.

Comment en 1588 Jonas Chaigneau, jeune pasteur formé à l'Académie de Genève, s'implante à Saint-Maixent, aurait-il pu imaginer donner une lignée qui contrôla la ville jusqu'en 1914 ? A la révocation de l'Edit de Nantes, la famille convertie se scinda en deux branches : l'une d'officiers civils administra la ville jusqu'à la Révolution française, l'autre de fermiers généraux de seigneuries fonda la fortune foncière des Chaigneau. En 1791, la réunion des deux branches permit l'intégration dans le monde des notables pour un long XIXème siècle.

Mais que d'individualités au sein de cette famille pour justifier le terme de saga ! Jonas haute conscience du protestantisme français, Pierre Louis, maire et initiateur au XVIIIème siècle de la révolution urbanistique de la ville, Antoine Louis François, vérirable "brasseur d'affaires", Amand, négociant international à la vie digne d'un roman, Pierre antoine, bienfaiteur millionnaire de la cité, Marie Anne, Rose Rosalie, femmes dominantes, Louise antoinette, Zélia, Zoé, aux destins amoureux tragiques, Marie Félicie et Françoise, attaquant en justice leurs époux abusifs, ou encore Elodie, riche héritière, contribuant par ses bienfaits, à l'implantation de l'Ecole militaire à Saint-Maixent, dont trois jeunes officiers avaient ravi les dernières représentantes de la lignée.

Quatrième de couverture

Port Boinot sous la protection de la divinité gauloise Epona

Niort Agglo juin 2018
Présentation des sculptures découvertes à Port Boinot ©Darri

Les vestiges d'un sanctuaire antique ont été découverts à Port Boinot lors d'un sondage archéologique. Les sculptures retrouvées sur le site sont à voir au musée Bernard d'Agesci.

Bien avant d'être un site industriel de chamoiserie et de ganterie, Port Boinot a abrité un sanctuaire antique. Celui du Pain Perdu dans la boucle de Bessac était jusqu'à présent le seul connu à Niort.

En janvier dernier, en amont du chantier d'aménagement urbain, architectural et paysager qui démarre cet été, un diagnostic archéologique a été mené à Port Boinot à Niort. Contre toute attente, les sondages effectués par l’Inrap, Institut national de recherches archéologiques préventives, ont révélé une occupation antique du site, du dernier quart du premier siècle avant notre ère jusqu'au milieu du deuxième siècle de notre ère.

Des sculptures en calcaire datant de la fin du premier siècle ont en effet été retrouvées à proximité du bief, ainsi que les vestiges d'un édifice. C’est une découverte exceptionnelle à l’échelle de la ville, puisque c'est la plus ancienne a commenté le président de Niort Agglo, Jérôme Baloge, lors du point presse qui s’est tenu mardi 12 juin 2018. Elle nous fait remonter dans les temps les plus reculés de notre histoire et inscrit Niort dans un double millénaire.

Epona, déesse des équidés

La tranchée ouverte par la pelle mécanique a d’abord fait apparaître un fossé rempli de coquilles d’huîtres et de céramiques en quantité. Mais c'est dans la terre ramenée par le godet de la pelle que l'archéologue de l'Inrap a eu la surprise de découvrir une tête sculptée de divinité. Plusieurs autres fragments ont ensuite été dégagés, notamment la tête d’un cheval, ce qui a permis de reconstituer en partie la sculpture et de reconnaître l’image d’Epona, déesse des équidés et plus largement des voyageurs. Avec ses 70 cm de hauteur et ses 50 cm de largeur, cette statue d'Epona est la plus importante trouvée à ce jour sur la cité des Pictons précise Laurence Lamy, directrice des musées de Niort Agglo.

En poursuivant les opérations, deux autres sculptures ont été repérées à l'intérieur des vestiges d'un bâtiment, vraisemblablement un sanctuaire. La première représente une déesse à longue chevelure, assise dans un fauteuil. La deuxième, plus abimée, associe deux déesses assises l’une à côté de l’autre. Ces divinités ont été intentionnellement décapitées lors de l'abandon du sanctuaire, vers le milieu du deuxième siècle explique Annie Bolle, l'archéologue de l'Inrap. Pour leur enlever leurs pouvoirs et les désacraliser, on a cassé leurs attributs et déposé leur base le long d'un mur face à l’est.

Au musée Bernard d'Agesci

Moins de six mois après leur découverte, les trois sculptures ont rejoint le musée Bernard d'Agesci, où elles seront exposées à l'occasion des Journées nationales de l'archéologie les 15, 16 et 17 juin 2018 et jusqu'au 2 septembre 2018 dans le cadre d'une exposition intitulée "Port-Boinot".

Les quelque 110 kg de blocs de pierre prélevés lors du diagnostic n'ont peut-être pas encore livré tous leurs secrets. Ils ont été stockés dans des caisses et continuent d'être examinés et analysés. Nous sommes face à un gigantesque puzzle note Annie Bolle.

Les tranchées ont été refermées, le chantier de Port Boinot peut démarrer. Les aménagements programmés ne présentant aucun risque de destruction du sous-sol, le service régional de l'archéologie (qui dépend du Ministère de la Culture) a autorisé la ville à entreprendre les travaux, sans prescrire de fouilles préventives.

Gaston Dévillette (1883-1964), un architecte niortais

Le Picton mai-juin 2018 : Daniel Courant

Saint-Georges-Rex l'autel consolidé

Territoire de Vie mars 2018
L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex
L'autel supporte deux tabernacles superposés des XVIIe et XVIIIe siècles ©Bruno Derbord
L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex
Les montants de l'autel ont été renforcés ©Bruno Derbord

L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex a bénéficié en décembre dernier de travaux de consolidation.

La table, qui supporte deux tabernacles superposés des XVIIe et XVIIIe siècles, était en équilibre instable, calée par des pierres et soutenue par un tasseau. Elle menaçait de s'effondrer.

Une intervention était nécessaire pour sécuriser l'ensemble. Coût :1600 € HT. La commune de Saint-Georges-de-Rex qui a autofinancé la dépense à hauteur de 35%, a pu compter sur une aide financière de la Communauté d'Agglomération du Niortais du même montant, au titre du fonds communautaire du patrimoine. L'Etat a également apporté son soutien (30%), l'autel étant sous la protection des Monuments historiques depuis 1995.

Le dauphin de Bernard d'Agesci bientôt restauré

Vivre à Niort février 2018
Le dauphin © Photo Vivre à Niort
Le dauphin © Photo Vivre à Niort : La fontaine du Dauphin, construite en 1803 par Bernard d'Agesci, architecte de la ville, sur ordre du maire Brisson est sous forme de temple grec. Elle est installée place du Port en 1807, elle est démolie par la suite. le bas-relief du Dauphin est conservé au Musée du Pilori et est mis en place, en 1980, rue Sainte-Marthe, à l'initiative de monsieur Gendron, Conservateur desMusées. (Niort Derrière les Remparts, Philippe Mascaro Marc Thebault, Edition du Terroir 1981)
Niche du XVème siècle © Photo Vivre à Niort
Niche du XVème siècle © Photo Vivre à Niort
un Atlante © Photo Vivre à Niort
un Atlante © Photo Vivre à Niort
une Cariatide © Photo Vivre à Nior
une Cariatide © Photo Vivre à Niort

Quatre sculptures en pierre calcaire situées rue du Rabot et rue Saint-Marthe ont été déposées, puis transportées à la conservation des musées dans le but de les préserver.

Ces œuvres entrées dans les collections des musées de Niort Agglo par donation étaient exposées sur l’espace public depuis les années 80. Alertée par la commission valorisation du patrimoine du conseil de quartier du centre-ville sur leur état de détérioration, la Ville de Niort a décidé de faire retirer ces sculptures de l’espace public avec l’intervention des musées. La plus prestigieuse d’entre elles, le Dauphin sculpté par Bernard d’Agesci en 1803, a quitté la rue Sainte-Marthe et sera restaurée dans les prochains mois. Il s’agit d’un élément de l’ancienne fontaine du Port que les Niortais pourront redécouvrir à l’occasion d’une exposition consacrée à l’artiste en juin 2018 au musée Bernard d’Agesci.

Les trois autres lapidaires situées rue du Rabot, une niche du 15e siècle, un Atlante et une Cariatide de la fin du 17e siècle dont les auteurs restent anonymes, sont placés en réserve.

Le maître chamoiseur avait légué ses souvenirs

La Nouvelle République 1 février 2018
Dans l'église de Saint-Liguaire le père du patron avait offert ce vitrail représentant saint Jean-Baptiste © Photo NR
Dans l'église de Saint-Liguaire le père du patron avait offert ce vitrail représentant saint Jean-Baptiste © Photo NR
Jean-Baptiste Rousseau (à droite) a veillé à la conservation du magnifique et désormais unique foulon de l'usine de Saint-Liguaire © Photo NR
Jean-Baptiste Rousseau (à droite) a veillé à la conservation du magnifique et désormais unique foulon de l'usine de Saint-Liguaire © Photo NR
Annie Rousseau et Daniel Courant se soucient maintenant de perpétuer le souvenir des chamoiseurs niortais © Photo NR
Annie Rousseau et Daniel Courant se soucient maintenant de perpétuer le souvenir des chamoiseurs niortais © Photo NR

Décédé il y a un mois, Jean-Baptiste Rousseau était le dernier patron de la chamoiserie de Saint-Liguaire. Il a veillé à la conservation du dernier foulon.

La chamoiserie niortaise a perdu avec Jean-Baptiste Rousseau l’un de ses derniers et illustres représentants. Il est décédé la veille de Noël à l’âge de 89 ans. Dernier d’une dynastie de chamoiseurs, il détenait le titre honorifique de « maître chamoiseur ». De 1957 jusqu’à sa fermeture en 1981, il avait dirigé la chamoiserie de Saint-Liguaire, fondée par son grand-père Aristide.

Sa veuve, Annie Rousseau, et l’historien niortais Daniel Courant nous ont rappelé combien ce maître chamoiseur avait été un patron atypique qui, longtemps après la fermeture de l’usine, avait veillé non seulement à perpétuer le souvenir de ce passé industriel niortais mais aussi à en conserver les vestiges, en particulier le foulon de l’usine de Saint-Liguaire (*), le seul encore en état dans toute l’Europe dont il s’est assuré de la préservation, même après la vente de l’usine.

“Il n’a pas eu le choix : son père l’a envoyé à l’École française de Tannerie” Dans les écoles où il se rendait quand on l’invitait, à l’occasion des Journées du patrimoine, sur un film tourné dans son usine en 1968 et qu’il a donné au musée d’Agesci ou au travers d’innombrables documents qu’il a légués au musée niortais et aux archives départementales, il s’est attaché à ce que le métier de chamoiseur à Niort ne tombe pas dans l’oubli.

Démarrée quai de la Regratterie, continuée à l’emplacement du Moulin du Roc, l’aventure de la chamoiserie Rousseau a débuté au XIXe avec le grand-père de Jean-Baptiste Rousseau, Aristide. C’est en 1907 qu’il a repris l’usine de Saint-Liguaire aménagée dans un ancien moulin à blé. Son fils Léon avait pris la suite et, à son décès, c’est logiquement encore les fils, Xavier pour la ganterie et Jean-Baptiste pour la chamoiserie, qui ont pris, très jeunes, l’entreprise en main. « Cadet d’une famille de cinq enfants, mon mari voulait faire les Beaux-Arts ou être architecte, se souvient Annie Rousseau. Mais il n’a pas eu le choix : son père l’a envoyé à l’École française de Tannerie à Lyon. »

“Jamais de grève chez Rousseau” L’entreprise comptera jusqu’à deux cents personnes et connaîtra des jours fastes. D’autres moins. « Autant la chamoiserie était rentable, autant la ganterie était difficile tant elle demandait de la main-d’œuvre et du temps », se souvient la veuve du dernier patron. Qui souligne aussi le management social de son mari : « Il n’y avait jamais de grève chez Rousseau. Le responsable CGT de l’usine racontait autour de lui que cela tenait notamment au fait que, étant enfants, ils avaient mangé ensemble des tartines, quand ils étaient en culottes courtes… »

Patron du Medef et président du foot Daniel Courant rappelle encore que Jean-Baptiste Rousseau a été un acteur de la vie économique des Deux-Sèvres : présent dans d’innombrables associations et instances locales, régionales voire internationales, retenons qu’il a présidé le Medef 79 de 1970 à 1973, qu’il a été président national des chamoiseurs… et président de l’Olympique léodgarien ! « Il assurait aussi l’entretien de son grand jardin », souligne Annie Rousseau.

Désormais, seul un autre Jean-Baptiste, le saint patron des chamoiseurs dont le vitrail avait été offert à la paroisse par le père du dernier maître chamoiseur, veille sur une corporation aujourd’hui disparue.

(*) Le foulon est une machine dont les maillets de bois assouplissaient et dégraissaient les peaux.

Philippe Ridouard et les familles Chaigneau

La Nouvelle République 24 décembre 2017
SHSDS : Leopold Moreau, Philippe Ridouard, Daniel Courant (président de la Société historique des Deux-Sèvres) et Jean Luc Drapeau. © Photo NR
Leopold Moreau, Philippe Ridouard, Daniel Courant (président de la Société historique des Deux-Sèvres) et Jean Luc Drapeau. © Photo NR

En recevant Philippe Ridouard, l’auteur du livre, Léopold Moreau, maire de Saint-Maixent-l’École, a mis en lumière le nom illustre des Chaigneau qui a laissé l’héritage dans la ville et qui a façonné son passé. « Dans la cité, on se dirige le long de la Sèvre Niortaise où nous avons la rue Chaigneau, puis le parc Chaigneau qui a été créé quand je suis arrivé à la tête de la mairie. Mon prédécesseur avait souhaité construire un lotissement, mais nous avons abandonné l’idée en pensant que créer un parc était plus opportun. Il existe depuis 30 ans. Ils sont aussi présents au nouvel hôpital ».

A ses côtés, Jean-Luc Drapeau, maire d’Azay-le-Brûlé, a évoqué « certaines appartenances de la famille Chaigneau dans la commune. Il y avait les Chaigneau des villes et les Chaigneau des champs, comme sur l’IME de Vilaine. Les Chaigneau avaient beaucoup de propriétés à l’échelon du territoire. Sans eux nous n’aurions pas eu l’école militaire ». Et les deux maires, qui ont subventionné la sortie du livre, de revendiquer leur côté possessif de l’histoire de la famille Chaigneau. « Le livre historique est un ouvrage important pour savoir d’où l’on vient. Cela entre dans le patrimoine de nos archives et de nos biens », a renchéri Daniel Courant, qui a mis l’accent sur ce livre « qui est un ouvrage scientifique et très pointu, écrit après la consultation de nombreuses archives ».

Le lieu Pied-Foulard, la mairie d’aujourd’hui, était l’hôtel particulier de Marie-Marguerite Chaigneau. On retrouve l’esprit de la famille dans les Allées vertes qu’elle a créées en 1740, ce qui a fait basculer le centre de gravité de la ville. De son bureau, elle a influencé l’urbanisme en le reliant à l’axe ancien rue Chaigneau, ouvert vers la Sèvre, comme c’est fait aujourd’hui. Écrivant à partir d’archives inexplorées, Philippe Ridouard « a voulu reverdir le blason des Chaigneau. Dans ce livre où vies publiques et vies privées se croisent. On retrouve Pierre-Antoine Chaigneau, le premier millionnaire de la ville, Zoé Chaigneau Du Lac, internée à Charenton, Elodie Nosereau, le centre où toute la fortune vint aboutir ».

2018 : Les prochaines conférences

Maison des associations, 12 rue Joseph Cugnot, Niort

Pierre Lacore
« Jard-Panvilliers et les coups d’Etat du Directoire.

Après avoir fait allusion aux études précédamment consacrées à Jard-Panvilliers, monsieur Pierre Lacore expose son propos en trois points : une courte biographie du personnage suivie d'un rappel de l'histoire de la Convention thermidorienne et du Directoire puis de la relation des crises qui caractérisent la période.

Jard-Panvilliers issu d'une famille poitevine après des études à Montpellier, vient s'établir comme médecin à Niort quelques années avant la Révolution. Celle-ci lui permet d'entamer une longue carrière politique qui va s'étendre jusqu'à sa mort survenue en 1822 à Paris.

Après la chute de Robespierre, une entente entre anciens montagnards et membres de la Plaine cherche à rétablir un état de droit basé sur le suffrage censitaire réservant l'exercice de la vie publique aux notables. Pour s'assurer de conserver le pouvoir, ces Conventionnels se réservent les deux tiers de la députation, ce qui entraîne une contestation réprimée par Barras en vendémiaire an III. La constitution de l'an III partage le pouvoir entre deux Conseils et cinq Directeurs, système qui favorise la multiplication des crises politiques provoquées par les difficultés monétaires et économiques et par la guerre.

Successivement, le parti majoritaire élimine les Babouvistes, les royalistes (18 fructidor an V), puis les Jacobins (22 floréal an VI). Au début de l'an VIII les troubles se multiplient, les Conseils entrent en conflit avec les Directeurs qui sont épurés. Le régime est de plus en plus contesté et Siéyès veut s'appuyer sur l'armée pour le réformer: c'est Bonaparte revenu d'Egypte qui en profite le 18 brumaire.

Jard-Panilliers, travailleur discret et prudent, fidèle à ses convictions d'homme des Lumières, traverse cette période agitée comme il a traversé les précédentes et se rallie à Bonaparte, ralliement qui lui permet d'accéder à de hautes fonctions en particulier à la Cour des Comptes.


Jacques Tapin
Itinéraire de deux soldats de la Grande guerre : un cavalier présent sur le frond belgique-Lorraine et un infirmier sur le navire hôpital Lafayette.

Eric Surget
L'histoire et la littérature à travers les acquisitions de la bibliothèque de Niort du 20ème au début du 21ème siècle.
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