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Editorial du Président de la S.H.S.D.S.

Chers adhérents,

Le livre sur le donjon de Niort complète la série de Mémoires de la Société historique et scientifiques des Deux-Sèvres que nous publions depuis quelques années : La saga des Chaigneau paru en 2017, L'église Notre-Dame de Niort paru en 2018 en alternance avec le Bulletin traditionnel. Ce Mémoire (année 2019) est consacré à un sujet historique particulier qui ne peut pas être publié dans une série d'articles du Bulletin.

Daniel Courant, président

Le dernier bulletin annuel de la S.H.S.D.S.

Le donjon de Niort. Organisation d'un chantier de construction à la fin du XIIe siècle) Memoire Le donjon de Niort. Organisation d'un chantier de construction à la fin du XIIe siècle
Daniel Courant

Depuis 1840, année de son inscription à l'Inventaire des monuments historiques, le donjon de Niort a interressé les historiens, les historiens d'art, les archéologues et les castellologues. En témoigne une bibliographie regroupant près de 80 articles et monographies. Sa typologie innovante à deux tours indépendantes réunies par une courtine fait référence dans la région Aquitaine et sur le territoire français. La communauté scientifique s'accorde pour dater la constrution de l'ensemble castral vers 1180, les noms d'Henri II Plantagenêt ou son fils Richard Coeur de Lion sont souvent retenus pour avoir été le maître d'ouvrage. Les travaux de restauration des salles du donjon commencés dans les années 1990, poursuivis par plusieurs campagnes de fouilles archéologiques, ont révélé 4000 marques lapidaires laissées par les tailleurs de pierres. Une trentaine de ces marques identitaires avaient été dessinées vers 1900 par Arthur Bouneault ; nous en avons ajouté plus de trois cents. Ces signes gravés publiés pour la première fois spus forme d'un corpus de 323 représentations donnent une idée assez précise de l'organisation d'un chantier de construction à la fin du XIIe siècle, incluant tous les corps de métiers, mais aussi les moyens de levage, les échafaudages, les outils, les carrières. En somme replacer l'homme et la femme du Moyen Age parmi l'itinérance imposée pour construire les cathédrales, les églises, les donjons.

Des articles de presse d'évènements engageant la S.H.S.D.S.

Les vases Cugnot bientôt restaurés

Niort Agglo novembre 2018

Niort Agglo engage la restauration des vases Cugnot et lance ce 19 novembre un appel à mécénat populaire, en collaboration avec la Fondation du patrimoine et le soutien du Club des Mécènes des Deux-Sèvres, pour permettre aux amoureux du patrimoine de soutenir cette initiative.

Ces éléments remarquables du patrimoine niortais présents depuis 1885 place de la Brèche ont été retirés de l’espace public en 2006 pour l’aménagement des jardins. C’est dans une des réserves du musée Bernard d’Agesci et en présence du Président de Niort Agglo, Jérôme Baloge, d’Elisabeth Maillard, Vice-Présidente en charge de la culture et des représentants de la Fondation du patrimoine que la souscription est officiellement mise en place jusqu’en mars 2019.

« Ces vases appartiennent à la mémoire collective des Niortais et seront rendus à l’espace public une fois la restauration terminée » indique le Président de l’Agglo, Jérôme Baloge. « Confié à des spécialistes, ce projet culturel local a une résonance nationale ». Ces deux œuvres d’art propriétés de l’État ont été mis en dépôt par convention à Niort, aujourd’hui sous la responsabilité de l’Agglomération.

Ils ont été commandés le 12 mars 1884 par arrêté du Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à Louis-Léon Cugnot, sculpteur et Christofle & Cie, fondeur. Ces vases destinés à décorer le jardin public de la Ville, en bronze et galvanoplastie de cuivre, de 2,38 mètres de hauteur, illustrent les quatre saisons par des personnages masculins et féminins avec des appliques aux armes de Niort.

Conservés par le musée Bernard d’Agesci, ils vont retrouver leur magnificence grâce à une opération de restauration pour gommer les affres du temps (rouille, fissures et oxydation). Il fallait choisir un prestataire expérimenté et spécialisé dans ce type de restauration. C’est la fonderie Coubertin, située à Saint-Remy-Les-Chevreuses, et Antoine Amarger, spécialiste en restauration de sculptures métalliques, qui ont été retenus pour rendre leur splendeur passée à ces vases de facture exceptionnelle. Après un conditionnement de sécurisation, ils vont quitter Niort pour les Yvelines et devraient être de retour en juin 2019 pour être à nouveau mis à la vue des Niortais au cœur de l’espace urbain.

La Recouvrance entre mythe et réalité

La Nouvelle République Juillet 2018
Pour l'historien Daniel Courant, il est impossible d'affirmer que les troupe de Du Guesclin ont véritablement emprunté le chemin de la Recouvrance. © Photo NR
© Photo NR

A la veille de la première Fête médiévale de la Recouvrance, l’historien Daniel Courant nous décrypte cet événement majeur de l’histoire de la Ville.

Inédite à l’époque contemporaine, la Fête médiévale de la Recouvrance fait référence à une date historique pour la Ville. À partir de 1360, au tout début de la guerre de 100 ans, l’ensemble du territoire de l’actuelle région Nouvelle-Aquitaine est sous le joug des Anglais. Le 27 mars 1373, le connétable Bertrand Du Guesclin, au service du roi de France Charles V, parvient à reprendre Niort en déguisant ses troupes en soldats britanniques. Tous se seraient regroupés sur les prairies de Pré-Leroy avant de pénétrer dans l’enceinte pour accéder au Donjon. Un stratagème payant qui parvient à chasser l’ennemi hors de la cité.

“ On peut considérer que Du Guesclin ne s’est pas battu ”

Un événement baptisé « La Recouvrance », en référence au chemin du même nom par lequel les hommes de Du Guesclin auraient effectué leur arrivée. Une chapelle, qui n’existe plus de nos jours, a été construite spécialement pour l’occasion au pied de la butte Saint-Hubert, entre la Route de Coulonges et l’Avenue de Nantes. Un édifice commémoratif où les niortais se sont rendus chaque année en procession, après une messe à l’Église Notre-Dame de Niort.

Un récit qui fait aujourd’hui partie des croyances populaires mais qu’il faut parfois prendre avec des pincettes. « Il est impossible d’apporter la preuve que les troupes ont véritablement emprunté le Chemin de la Recouvrance », affirme Daniel Courant, ancien conservateur adjoint aux musées de Niort. « Du Guesclin et ses hommes ont tenté de prendre un château au milieu de la forêt de Chizé occupé par des Anglais, qui n’existe plus. Les deux camps se sont affrontés et les Français ont dû battre en retraite. Ils sont venus à Niort par voie terrestre. Personnellement, je ne serais pas surpris qu’ils soient arrivés par la Porte Saint-Jean », suppose l’historien.

“ Niort a profité de cette libération ”

Une hypothèse qui ne remet pas en cause la trame générale, qui mérite toutefois d’être recontextualisée. « On peut considérer que Du Guesclin ne s’est pas battu. Ses troupes étaient moins nombreuses que celles des Anglais mais une fois que les portes ont été ouvertes, personne ne s’est opposé à eux. Le maire de la Ville a accueilli les Français, et les Anglais ont pris la fuite », affirme Daniel Courant.

Un épisode de rébellion contre son occupant similaire à bien d’autre durant la guerre de 100 ans mais qui a joué un rôle décisif dans l’histoire de la Ville. « Quoi qu’il se soit passé ou non, cette date est très importante pour Niort qui a profité de cette libération pour grandir. À partir de 1380, le Duc de Berry, qui a succédé à Charles V, a lancé la construction du Pilori et du Port. S’il n’y avait pas eu “ La Recouvrance ”, son destin aurait probablement été différent », conclut l’historien.

Port Boinot sous la protection de la divinité gauloise Epona

Niort Agglo juin 2018
Présentation des sculptures découvertes à Port Boinot ©Darri

Les vestiges d'un sanctuaire antique ont été découverts à Port Boinot lors d'un sondage archéologique. Les sculptures retrouvées sur le site sont à voir au musée Bernard d'Agesci.

Bien avant d'être un site industriel de chamoiserie et de ganterie, Port Boinot a abrité un sanctuaire antique. Celui du Pain Perdu dans la boucle de Bessac était jusqu'à présent le seul connu à Niort.

En janvier dernier, en amont du chantier d'aménagement urbain, architectural et paysager qui démarre cet été, un diagnostic archéologique a été mené à Port Boinot à Niort. Contre toute attente, les sondages effectués par l’Inrap, Institut national de recherches archéologiques préventives, ont révélé une occupation antique du site, du dernier quart du premier siècle avant notre ère jusqu'au milieu du deuxième siècle de notre ère.

Des sculptures en calcaire datant de la fin du premier siècle ont en effet été retrouvées à proximité du bief, ainsi que les vestiges d'un édifice. C’est une découverte exceptionnelle à l’échelle de la ville, puisque c'est la plus ancienne a commenté le président de Niort Agglo, Jérôme Baloge, lors du point presse qui s’est tenu mardi 12 juin 2018. Elle nous fait remonter dans les temps les plus reculés de notre histoire et inscrit Niort dans un double millénaire.

Epona, déesse des équidés

La tranchée ouverte par la pelle mécanique a d’abord fait apparaître un fossé rempli de coquilles d’huîtres et de céramiques en quantité. Mais c'est dans la terre ramenée par le godet de la pelle que l'archéologue de l'Inrap a eu la surprise de découvrir une tête sculptée de divinité. Plusieurs autres fragments ont ensuite été dégagés, notamment la tête d’un cheval, ce qui a permis de reconstituer en partie la sculpture et de reconnaître l’image d’Epona, déesse des équidés et plus largement des voyageurs. Avec ses 70 cm de hauteur et ses 50 cm de largeur, cette statue d'Epona est la plus importante trouvée à ce jour sur la cité des Pictons précise Laurence Lamy, directrice des musées de Niort Agglo.

En poursuivant les opérations, deux autres sculptures ont été repérées à l'intérieur des vestiges d'un bâtiment, vraisemblablement un sanctuaire. La première représente une déesse à longue chevelure, assise dans un fauteuil. La deuxième, plus abimée, associe deux déesses assises l’une à côté de l’autre. Ces divinités ont été intentionnellement décapitées lors de l'abandon du sanctuaire, vers le milieu du deuxième siècle explique Annie Bolle, l'archéologue de l'Inrap. Pour leur enlever leurs pouvoirs et les désacraliser, on a cassé leurs attributs et déposé leur base le long d'un mur face à l’est.

Au musée Bernard d'Agesci

Moins de six mois après leur découverte, les trois sculptures ont rejoint le musée Bernard d'Agesci, où elles seront exposées à l'occasion des Journées nationales de l'archéologie les 15, 16 et 17 juin 2018 et jusqu'au 2 septembre 2018 dans le cadre d'une exposition intitulée "Port-Boinot".

Les quelque 110 kg de blocs de pierre prélevés lors du diagnostic n'ont peut-être pas encore livré tous leurs secrets. Ils ont été stockés dans des caisses et continuent d'être examinés et analysés. Nous sommes face à un gigantesque puzzle note Annie Bolle.

Les tranchées ont été refermées, le chantier de Port Boinot peut démarrer. Les aménagements programmés ne présentant aucun risque de destruction du sous-sol, le service régional de l'archéologie (qui dépend du Ministère de la Culture) a autorisé la ville à entreprendre les travaux, sans prescrire de fouilles préventives.

Gaston Dévillette (1883-1964), un architecte niortais

Le Picton mai-juin 2018 : Daniel Courant

Saint-Georges-Rex l'autel consolidé

Territoire de Vie mars 2018
L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex
L'autel supporte deux tabernacles superposés des XVIIe et XVIIIe siècles ©Bruno Derbord
L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex
Les montants de l'autel ont été renforcés ©Bruno Derbord

L'autel de l'église de Saint-Georges-Rex a bénéficié en décembre dernier de travaux de consolidation.

La table, qui supporte deux tabernacles superposés des XVIIe et XVIIIe siècles, était en équilibre instable, calée par des pierres et soutenue par un tasseau. Elle menaçait de s'effondrer.

Une intervention était nécessaire pour sécuriser l'ensemble. Coût :1600 € HT. La commune de Saint-Georges-de-Rex qui a autofinancé la dépense à hauteur de 35%, a pu compter sur une aide financière de la Communauté d'Agglomération du Niortais du même montant, au titre du fonds communautaire du patrimoine. L'Etat a également apporté son soutien (30%), l'autel étant sous la protection des Monuments historiques depuis 1995.

Le dauphin de Bernard d'Agesci bientôt restauré

Vivre à Niort février 2018
Le dauphin © Photo Vivre à Niort
Le dauphin © Photo Vivre à Niort : La fontaine du Dauphin, construite en 1803 par Bernard d'Agesci, architecte de la ville, sur ordre du maire Brisson est sous forme de temple grec. Elle est installée place du Port en 1807, elle est démolie par la suite. le bas-relief du Dauphin est conservé au Musée du Pilori et est mis en place, en 1980, rue Sainte-Marthe, à l'initiative de monsieur Gendron, Conservateur desMusées. (Niort Derrière les Remparts, Philippe Mascaro Marc Thebault, Edition du Terroir 1981)
Niche du XVème siècle © Photo Vivre à Niort
Niche du XVème siècle © Photo Vivre à Niort
un Atlante © Photo Vivre à Niort
un Atlante © Photo Vivre à Niort
une Cariatide © Photo Vivre à Niort
une Cariatide © Photo Vivre à Niort

Quatre sculptures en pierre calcaire situées rue du Rabot et rue Saint-Marthe ont été déposées, puis transportées à la conservation des musées dans le but de les préserver.

Ces œuvres entrées dans les collections des musées de Niort Agglo par donation étaient exposées sur l’espace public depuis les années 80. Alertée par la commission valorisation du patrimoine du conseil de quartier du centre-ville sur leur état de détérioration, la Ville de Niort a décidé de faire retirer ces sculptures de l’espace public avec l’intervention des musées. La plus prestigieuse d’entre elles, le Dauphin sculpté par Bernard d’Agesci en 1803, a quitté la rue Sainte-Marthe et sera restaurée dans les prochains mois. Il s’agit d’un élément de l’ancienne fontaine du Port que les Niortais pourront redécouvrir à l’occasion d’une exposition consacrée à l’artiste en juin 2018 au musée Bernard d’Agesci.

Les trois autres lapidaires situées rue du Rabot, une niche du 15e siècle, un Atlante et une Cariatide de la fin du 17e siècle dont les auteurs restent anonymes, sont placés en réserve.

Le maître chamoiseur avait légué ses souvenirs

La Nouvelle République 1 février 2018
Dans l'église de Saint-Liguaire le père du patron avait offert ce vitrail représentant saint Jean-Baptiste © Photo NR
Dans l'église de Saint-Liguaire le père du patron avait offert ce vitrail représentant saint Jean-Baptiste © Photo NR
Jean-Baptiste Rousseau (à droite) a veillé à la conservation du magnifique et désormais unique foulon de l'usine de Saint-Liguaire © Photo NR
Jean-Baptiste Rousseau (à droite) a veillé à la conservation du magnifique et désormais unique foulon de l'usine de Saint-Liguaire © Photo NR
Annie Rousseau et Daniel Courant se soucient maintenant de perpétuer le souvenir des chamoiseurs niortais © Photo NR
Annie Rousseau et Daniel Courant se soucient maintenant de perpétuer le souvenir des chamoiseurs niortais © Photo NR

Décédé il y a un mois, Jean-Baptiste Rousseau était le dernier patron de la chamoiserie de Saint-Liguaire. Il a veillé à la conservation du dernier foulon.

La chamoiserie niortaise a perdu avec Jean-Baptiste Rousseau l’un de ses derniers et illustres représentants. Il est décédé la veille de Noël à l’âge de 89 ans. Dernier d’une dynastie de chamoiseurs, il détenait le titre honorifique de « maître chamoiseur ». De 1957 jusqu’à sa fermeture en 1981, il avait dirigé la chamoiserie de Saint-Liguaire, fondée par son grand-père Aristide.

Sa veuve, Annie Rousseau, et l’historien niortais Daniel Courant nous ont rappelé combien ce maître chamoiseur avait été un patron atypique qui, longtemps après la fermeture de l’usine, avait veillé non seulement à perpétuer le souvenir de ce passé industriel niortais mais aussi à en conserver les vestiges, en particulier le foulon de l’usine de Saint-Liguaire (*), le seul encore en état dans toute l’Europe dont il s’est assuré de la préservation, même après la vente de l’usine.

“Il n’a pas eu le choix : son père l’a envoyé à l’École française de Tannerie” Dans les écoles où il se rendait quand on l’invitait, à l’occasion des Journées du patrimoine, sur un film tourné dans son usine en 1968 et qu’il a donné au musée d’Agesci ou au travers d’innombrables documents qu’il a légués au musée niortais et aux archives départementales, il s’est attaché à ce que le métier de chamoiseur à Niort ne tombe pas dans l’oubli.

Démarrée quai de la Regratterie, continuée à l’emplacement du Moulin du Roc, l’aventure de la chamoiserie Rousseau a débuté au XIXe avec le grand-père de Jean-Baptiste Rousseau, Aristide. C’est en 1907 qu’il a repris l’usine de Saint-Liguaire aménagée dans un ancien moulin à blé. Son fils Léon avait pris la suite et, à son décès, c’est logiquement encore les fils, Xavier pour la ganterie et Jean-Baptiste pour la chamoiserie, qui ont pris, très jeunes, l’entreprise en main. « Cadet d’une famille de cinq enfants, mon mari voulait faire les Beaux-Arts ou être architecte, se souvient Annie Rousseau. Mais il n’a pas eu le choix : son père l’a envoyé à l’École française de Tannerie à Lyon. »

“Jamais de grève chez Rousseau” L’entreprise comptera jusqu’à deux cents personnes et connaîtra des jours fastes. D’autres moins. « Autant la chamoiserie était rentable, autant la ganterie était difficile tant elle demandait de la main-d’œuvre et du temps », se souvient la veuve du dernier patron. Qui souligne aussi le management social de son mari : « Il n’y avait jamais de grève chez Rousseau. Le responsable CGT de l’usine racontait autour de lui que cela tenait notamment au fait que, étant enfants, ils avaient mangé ensemble des tartines, quand ils étaient en culottes courtes… »

Patron du Medef et président du foot Daniel Courant rappelle encore que Jean-Baptiste Rousseau a été un acteur de la vie économique des Deux-Sèvres : présent dans d’innombrables associations et instances locales, régionales voire internationales, retenons qu’il a présidé le Medef 79 de 1970 à 1973, qu’il a été président national des chamoiseurs… et président de l’Olympique léodgarien ! « Il assurait aussi l’entretien de son grand jardin », souligne Annie Rousseau.

Désormais, seul un autre Jean-Baptiste, le saint patron des chamoiseurs dont le vitrail avait été offert à la paroisse par le père du dernier maître chamoiseur, veille sur une corporation aujourd’hui disparue.

(*) Le foulon est une machine dont les maillets de bois assouplissaient et dégraissaient les peaux.

Philippe Ridouard et les familles Chaigneau

La Nouvelle République 24 décembre 2017
SHSDS : Leopold Moreau, Philippe Ridouard, Daniel Courant (président de la Société historique des Deux-Sèvres) et Jean Luc Drapeau. © Photo NR
Leopold Moreau, Philippe Ridouard, Daniel Courant (président de la Société historique des Deux-Sèvres) et Jean Luc Drapeau. © Photo NR

En recevant Philippe Ridouard, l’auteur du livre, Léopold Moreau, maire de Saint-Maixent-l’École, a mis en lumière le nom illustre des Chaigneau qui a laissé l’héritage dans la ville et qui a façonné son passé. « Dans la cité, on se dirige le long de la Sèvre Niortaise où nous avons la rue Chaigneau, puis le parc Chaigneau qui a été créé quand je suis arrivé à la tête de la mairie. Mon prédécesseur avait souhaité construire un lotissement, mais nous avons abandonné l’idée en pensant que créer un parc était plus opportun. Il existe depuis 30 ans. Ils sont aussi présents au nouvel hôpital ».

A ses côtés, Jean-Luc Drapeau, maire d’Azay-le-Brûlé, a évoqué « certaines appartenances de la famille Chaigneau dans la commune. Il y avait les Chaigneau des villes et les Chaigneau des champs, comme sur l’IME de Vilaine. Les Chaigneau avaient beaucoup de propriétés à l’échelon du territoire. Sans eux nous n’aurions pas eu l’école militaire ». Et les deux maires, qui ont subventionné la sortie du livre, de revendiquer leur côté possessif de l’histoire de la famille Chaigneau. « Le livre historique est un ouvrage important pour savoir d’où l’on vient. Cela entre dans le patrimoine de nos archives et de nos biens », a renchéri Daniel Courant, qui a mis l’accent sur ce livre « qui est un ouvrage scientifique et très pointu, écrit après la consultation de nombreuses archives ».

Le lieu Pied-Foulard, la mairie d’aujourd’hui, était l’hôtel particulier de Marie-Marguerite Chaigneau. On retrouve l’esprit de la famille dans les Allées vertes qu’elle a créées en 1740, ce qui a fait basculer le centre de gravité de la ville. De son bureau, elle a influencé l’urbanisme en le reliant à l’axe ancien rue Chaigneau, ouvert vers la Sèvre, comme c’est fait aujourd’hui. Écrivant à partir d’archives inexplorées, Philippe Ridouard « a voulu reverdir le blason des Chaigneau. Dans ce livre où vies publiques et vies privées se croisent. On retrouve Pierre-Antoine Chaigneau, le premier millionnaire de la ville, Zoé Chaigneau Du Lac, internée à Charenton, Elodie Nosereau, le centre où toute la fortune vint aboutir ».

Références des images du diaporama

S.H.S.D.S.Bulletin Quatrième série numéro 15 illutration de couverture : Plan général de l'ecluse de la Rousille, extrait du projet de l'ingénieur en chef Mesnager, 1818 (AD79,3 S 20/2)
S.H.S.D.S.Bulletin Quatrième série numéro 15 illutration de couverture : Plan général de l'ecluse de la Rousille, extrait du projet de l'ingénieur en chef Mesnager, 1818 (AD79,3 S 20/2)
Le Donjon de Niort. Oganisation d'un chantier de construction à la fin du XIIe siècle. Daniel Courant page 153. Extrait : Essai de typologie des signes lapidaires : page 153 Assimilé à une fleur (?).
Niort, le château des comtes de Poitiers, Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle). Notice accompagnatrice
Niort, le château des comtes de Poitiers,
Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).
Notice accompagnatrice
S.H.S.D.S. Mémoire 2006 illutration de couverture : Nior en Poitou gravure de C. Chastillon B.M. Poitiers 6155 D.-S.
S.H.S.D.S. Mémoire 2006 illutration de couverture : Nior en Poitou gravure de C. Chastillon B.M. Poitiers 6155 D.-S.
La Sèvre et ses marais, portrait de fleuve. Jean-Pierre Andrault. Patrimoine et Médias, 2015
La Sèvre et ses marais, portrait de fleuve.
Jean-Pierre Andrault
Patrimoine et Médias, 2015
Le vieux Niort par l'image. Paul Galteaux. La Geste : Les livres de notre région, 2015
Le vieux Niort par l'image
Paul Galteaux
La Geste : Les livres de notre région, 2015
vaste composition occupe un mur de la salle du conseil municipal de la ville de Niort. Le peintre Charles Fouqueray y montre Aliénor d'Aquitaine remettant la charte municipale qui confirme, en 1203, les privilèges et usages déjà acquis
Cette vaste composition occupe un mur de la salle du conseil municipal de la ville de Niort. Le peintre Charles Fouqueray y montre Aliénor d'Aquitaine remettant la charte municipale qui confirme, en 1203, les privilèges et usages déjà acquis. Desormais les niortais éliront leurs magistrats. Cette charte de commune, obtenue sous le règne d'un Plantagenêt, roi d'Angleterre, sera confirmée par Philippe Auguste, roi de France. L'artiste a donné aux échevins les traits des conseillers municipaux en exercice en 1901, à l'inauguration du nouvelle hôtel de ville. (Niort la campagne à la ville. Raymond Silar / Daniel Mar. Geste Edition 1998. Page 31)
Sources : Gallica : Titre : Veüe de la Ville et du Chasteau DE THOUARS en Poictou. Duche et Pairrie à 7 lieües de Saumur, Appartenant a Monsieur de La Tremouille 1699 : [dessin] / [Louis Boudan?] Auteurs : Boudan, Louis (16..-17.. ; dessinateur et graveur). Dessinateur. Date d'édition : 1699
Niort, le château des comtes de Poitiers,Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).Dessin à la plume en encre brune, aquarelle. Paris BNF Richelieu Estampes et photographie Rés, Ve-26m-Fol. Destailleur Province, t.8,n.

Niort, le château des comtes de Poitiers,
Tavernier de Jonquières (XVIIIème siècle).
Dessin à la plume en encre brune, aquarelle.
Paris BNF Richelieu Estampes et photographie Rés, Ve-26m-Fol. Destailleur Province, t.8,n.

notice de la BNF : Titre : Niort. Vue d'un château fort... : [dessin] / Tavernier D. J. Del. Auteur : Tavernier de Jonquières (17..-17.. ; dessinateur). Dessinateur Date d'édition : 17.. Sujet : Châteaux forts Sujet : Donjons Sujet : Lavandières Sujet : Sèvre niortaise (France ; cours d'eau) Sujet : Niort -- Château – Donjon Type : Paysages -- 18e siècle, image fixe, dessin Format : Dessin à la plume et encre brune, aquarelle ; 17,5 x 24,2 cm Format : image/jpeg Droits : domaine public Identifiant : ark:/12148/btv1b7741772w Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (M) Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40309662c Description : Collectionneur : Destailleur, Hippolyte (1822-1893) Description : Comprend : Niort. Vue d'un château fort... / Tavernier D. J. Del. ; [Sur un papier collé, texte à l'encre portant le "n°6" et la légende] Description : Référence bibliographique : Destailleur Province, t. 8, 1767 Provenance : bnf.fr.

La Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres a pour vocation d’approfondir la connaissance et de faire connaître le patrimoine historique et culturel du département au profit des étudiants et des chercheurs, mais aussi de tous ceux, de plus en plus nombreux, qui se passionnent pour l’histoire de notre département et de notre région. Le résultat de ses travaux réalisés depuis sa création en décembre 1904, est un élément essentiel de sa notoriété et de son rayonnement au niveau régional et national.

Niort le 17 août 2020

Chers amis,

Depuis le 12 mars 2020, la France vit une situation inédite par sa rapidité et son ampleur qui dépasse nos frontières puisque la pandémie Covid-19 n’a épargné aucun pays dans le monde, entraînant une mortalité effrayante, causant une grave crise sanitaire, économique, sociale. Par voie de conséquence, les structures associatives et leurs activités pluridisciplinaires se sont arrêtées brutalement, ainsi que les conférences et sortie pérégrine prévues en mars, avril et juin. Malheureusement des parents, des amis proches, des adhérents d’associations qui partagent les mêmes valeurs et combats patrimoniaux s’en sont allés sans pouvoir les assister. Que les proches nous pardonnent notre absence involontaire.

Suivant les consignes parvenues dernièrement de la part des responsables de la maison des associations, nous sommes autorisés à reprendre nos activités du dernier trimestre 2020, ainsi que la sortie pérégrine à Sainte-Néomaye le samedi 26 septembre avec nos amis de l’association Guillaume Budé. J’espère vous revoir nombreux et en bonne santé dans les prochaines semaines, vous recevrez la programmation jointe à cette envoi pour septembre, octobre et décembre. Les conférences non présentées au premier semestre 2020, seront présentées en 2021.

D. Courant, président de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres.

En raison de la pandémie COVID 19 et des contraintes sanitaires et réglementaires intervenues depuis le début de cette année, la société historique a été amenée à suspendre ses travaux et à annuler les conférences programmées de mars à juin 2020.

Lors de sa réunion du 30 juin le conseil d’administration a réorganisé le cycle de conférence pour le second semestre :

Elles se dérouleront comme à l’accoutumée à la maison des associations et l’entrée est toujours libre et gratuite. Par ailleurs la visite pérégrine à Sainte Néomaye, le samedi 26 septembre est maintenue. Cette programmation reste bien entendue soumise aux aléas sanitaires et réglementaires.

Secrétariat/Relations Presse de la SHSDS

2020 : Les prochaines conférences

Maison des associations, 12 rue Joseph Cugnot, Niort

Fabienne-Désirée Texier
Le bijou traditionnel, un marqueur familial, religieux et social.

Philippe Ridouard
La famille Guette à Saint Maixent au XIXe siècle.

Laurence Compagnon
Maintenir les traditions en Poitou : l'action du Chaleuil dau Pays niortais.

Armelle Dutruc
La Société philanthropique de Niort (1836-1970). Le fraternel rapprochement.
  • Référence
Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres, 4 rue Jean Macé 79000 Niort.
societe.historique79@gmail.com. 05 49 09 58 76. Permanence : Troisième mercredi du mois de 15h à 17h.